Projets éligibles
Sont éligibles les projets de renaturation qui :
- Préservent ou recréent des espaces de nature en améliorant leurs fonctionnalités écologiques ;
- Sont situés au sein ou en continuité d’un espace urbanisé ;
- Adaptent le site d’implantation et ses alentours aux impacts du changement climatique pour lesquels une vulnérabilité est identifiée localement, notamment en visant le rafraîchissement urbain ou la gestion intégrée des eaux pluviales.
De façon concrète, les projets doivent contribuer directement à :
- La renaturation des sols et espaces urbains : création, restauration écologique de parcs et jardins (stabilisation et renaturation des sols, aménagements de pleine terre végétalisés et arborés, etc.) ;
- La présence de l’eau et des milieux aquatiques en ville : restauration du réseau hydrographique (réouverture ou renaturation de cours d’eau, reméandrage, stabilisation et reprofilage de berges), des zones humides, des zones d’expansion des crues et du cycle naturel de l’eau (création de noues et de zones d’infiltration des eaux pluviales) ;
- La végétalisation des espaces publics : parcs, forêts et jardins urbains, alignements et végétalisation des pieds d’arbres, projets d’agriculture urbaine favorables à la biodiversité ;
- La végétalisation des bâtiments (toitures et façades végétalisées).
La renaturation doit avant tout renforcer la fonctionnalité écologique de l’écosystème, et renforcer la biodiversité locale dans son ensemble.
Le Fonds vert finance des actions de prévention et d'équipement des territoires pour améliorer la protection des zones situées à l’interface entre massifs boisés ou végétalisés et zones bâties, où naît une grande partie des feux.
Projets éligibles
La protection et la défense des zones déjà urbanisées contre les incendies (et non les zones susceptibles d'être couvertes par l'urbanisation) :
- Les études et travaux de création ou de mise au gabarit de voies de desserte ou d’évacuation d’une zone exposée au danger de feu de forêt et de végétation afin, en cas de crise, de permettre simultanément l’accès des secours et l’évacuation des personnes ;
- La réalisation de plateformes de retournement en bout de voiries existantes afin de faciliter les manœuvres des véhicules des services de secours et de lutte contre les incendies ;
- Les études et travaux de création de points d’eau dans les zones urbanisées exposées risque ;
- Les études et les travaux d’adaptation de constructions et d’équipements publics existants nécessaires à la gestion de crise, afin d’en réduire la vulnérabilité.
L’aménagement de la forêt aux abords des zones urbanisées, avec l’objectif de mieux protéger les personnes et les biens existants en zones urbanisées, y compris dans des zones d’habitat isolé, lorsqu’elles sont susceptibles d’être touchées par des incendies liés à l’existence des massifs ou espaces boisés.
Sont éligibles :
- Les acquisitions foncières amiables au profit d’une commune et remembrement nécessaires à la création de zones coupe-feu ;
- La création de citernes de réserve d’eau adaptées aux besoins opérationnels de la lutte, les opérations d’investissement contribuant à la stratégie d’attaque des feux naissants, la création de zones nécessaires aux camions de pompiers pour le franchissement de fossés et l’installation de panneaux signalétiques (interdiction d’accès notamment).
La vérification de la mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement par des investissements notamment dans des systèmes d’information permettant une action à l'échelle de chaque commune (par exemple bases de données, SIG, etc.) relatifs à l’existence et au respect d’obligations légales de débroussaillement.
La détection précoce des départs de feux et la surveillance par des investissements : acquisition d'équipements de télédétection (drones, caméras, capteurs), surveillance de zones à risques.
La connaissance, l’information préventive et le développement de la culture du risque grâce à des actions de recherche, études et modélisation de l'aléa d'incendie de forêt et de végétation, des actions d'information générale sur les risques.
Projets éligibles
Financement des atlas de la biodiversité communale (ABC)
Les projets doivent permettre d’établir une cartographie des enjeux de la biodiversité sur le territoire du porteur de projet, afin d’aboutir à la rédaction d’un plan d’actions de préservation de la biodiversité qui engage le porteur de projet sur la durée, ainsi qu’à un diagnostic partagé et spatialisé des enjeux de la biodiversité.
Les dépenses éligibles sont :
- la réalisation de diagnostic écologique (y compris des pressions qui s’exercent sur la biodiversité) ;
- la réalisation et production d’inventaires naturalistes des milieux et habitats ;
- la réalisation de cartographie présentant les enjeux de biodiversité sur le territoire comme les zones humides, les trames vertes et les habitats d’espèces protégées ;
- l'élaboration du plan d’actions ;
- des actions de sensibilisation, de participation et de mobilisation des acteurs socio‑économiques, des élus et des citoyens ;
- des actions de communication (valorisation et partage d’expérience) ;
- des actions d’animation concourant à l’établissement et la validation du plan d’actions attendu à l’issue de la démarche.
Actions de restauration de la nature
Les projets permettent de soutenir les actions locales de restauration d’écosystèmes terrestres et marins dégradés.
Les projets pouvant être financés sont :
- la réalisation de prestations d’ingénierie et d’études préalables à la conception des projets ainsi que leur évaluation dans le temps ;
- des opérations permettant la restauration de la nature, ainsi que leur gestion dans le temps (à l’exception de l’entretien courant) :
- les actions d'investissement (hors achat de matériel uniquement), et d’intervention pour des opérations de restauration, valorisation et requalification du patrimoine naturel et paysager (travaux de génie écologique) ;
- les frais relatifs à l’établissement de contrats d’obligations réelles environnementales (ORE) pour assurer la protection dans le temps des espaces restaurés ;
- les opérations de restauration d’annexes hydrauliques ;
- les opérations de végétalisation des berges ;
- les opérations de suppression de seuil ou d’obstacles au bon écoulement des cours d’eau et les opérations de restauration favorables aux migrateurs amphihalins.
Le Fonds vert apporte aux collectivités territoriales un appui en ingénierie de stratégie ou de planification ou en ingénierie d’animation. L'objectif est de les aider à élaborer ou finaliser leur stratégie en matière de transition écologique, déclinée en plan d’action (PCAET, CRTE, etc.) ou à faire émerger des projets à forte ambition environnementale.
Projets éligibles
Le Fonds vert soutient les porteurs de projet en cofinançant des études ou des conseils pouvant être menés par :
- Des organismes publics locaux agences techniques départementales - ATD, conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement - CAUE, agences d’urbanisme, agence locale de l’énergie et du climat…) ;
- D’autres opérateurs publics (notamment CEREMA, ADEME, Agences de l’eau, Météo France…) ainsi que la Banque des Territoires, direction de la Caisse des Dépôts et Consignations
- Des prestataires privés (bureaux d’études, associations…).
Exemples de projets réalisables :
- Démarche d'élaboration d'un PCAET ou d'un PAPI pour les territoires à risques d'inondation ;
- Elaboration d’une démarche paysagère ou d’un plan de paysage avec pour finalité d’accompagner la transition écologique d’un territoire ;
- Assistance à maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la réalisation des études règlementaires éligibles au Fonds vert.
Autres mesures du Fonds vert
Le Fonds vert soutient également des mesures d'adaptation des territoires à des aléas liés au changement climatique n'étant pas présents en Île-de-France (vents cycloniques, recul du trait de côte, …), ainsi que des actions d'amélioration du cadre de vie (qualité de l'air, mobilités durables, …).