L'actualité de l’adaptation – Juillet 2026 : les porteurs de solution AdaptaVille toujours actifs face aux canicules, sécheresses et inondations
Alors que, début juillet, la France connaît déjà sa troisième canicule, la nécessité d’adapter nos territoires et bâtiments au changement climatique ne fait plus débat. Adaptation des écoles, réseau de solidarité, réutilisation des eaux pluviales, … Découvrez ce mois-ci les actions mises en place pour lutter contre les conséquences des aléas climatiques dans les villes par les lauréats AdaptaVille.
Adapter les écoles, en première ligne face aux canicules
Les établissements scolaires représentent une grande majorité des équipements des collectivités, et sont justement très souvent des bâtiments particulièrement vulnérables face aux vagues de chaleur. L’épisode caniculaire de juin dernier a mis encore une fois en lumière le besoin urgent d’adaptation des écoles, avec environ 3 500 établissements ayant dû fermer leurs portes faute de pouvoir accueillir les élèves dans des conditions sécurisées. En effet, les enfants sont des populations à risque, et les bâtiments n’ont souvent pas été conçus pour faire face aux températures élevées qui se produisent désormais dès le printemps et jusqu’en septembre. Face à cette urgence, AdaptaVille et ses porteurs de solution sont bien évidemment mobilisés.
Les collectivités accompagnées dans l’adaptation des bâtiments scolaires par Racine et AdaptaVille
Aprè savoir testé sa démarche avec 15 communes en 2025, le projet RACINE du programme ACTEE a lancé en mars dernier un deuxième Appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner de nouvelles communes pour expérimenter des solutions lowtech pour adapter les écoles aux vagues de chaleur. Parmi les communes lauréates, trois sont franciliennes : Chars, Magny-les-Hameaux et Cergy.
AdaptaVille lançait également en avril dernier une nouvelle vague de candidature pour son parcours d’accompagnement auprès des communes de la Métropole du Grand Paris, et parmi les 10 lauréates, la majorité des besoins d'accompagnement exprimés sont sur l'adaptation des écoles à la chaleur et aux canicules.
L’école maternelle Pauline Kergomard transforme sa cour, autrefois imperméabilisée à 70 %, en un espace de vie apaisé, inclusif et tourné vers la nature.
Dans la continuité d’une démarche de co-conception menée avec le CAUE94, Topager a assuré la conception détaillée du projet, dont les travaux ont été réalisé à l’été/automne 2025.
La nouvelle cour s’organise autour d’une vaste zone centrale en copeaux de bois, où s’intègrent des jeux divers (rondins d’équilibre, balançoires, bateau pirate) et un grand amphithéâtre dédié aux activités pédagogiques de plein air.
Des résultats bien enracinés pour les modules végétalisés de Source Urbaine
Deux ans après leurs livraisons, Source Urbaine nous partage les évolutions de ses aménagements végétalisés à Soyaux en Charente, où une cour d'école zéro rejet avait été livrée en 2024. Les eaux pluviales de la cour et des toitures, désormais déconnectées du réseau d’assainissement, sont intégralement gérées par les modules végétalisés autonomes de l’entreprise. Grâce à une réserve d'eau située sous le substrat, les plantes s'épanouissent sans aucun arrosage depuis la livraison.
Favoriser la solidarité citoyenne pour protéger les populations face aux canicules : la Réserve Communale de Sécurité Civile d’Alfortville mobilisée
Lors des pics de chaleur de juin 2026, les bénévoles de la Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC) et de la Croix-Rouge d’Alfortville ont réalisé 4 distributions d’eau fraiche aux usagers du RER D dans les deux gares d’Alfortville. Au total, plus de 3 550 personnes ont bénéficié de ce geste simple, une action plébiscitée par les usagers. Parallèlement, les réservistes de la RCSC peuvent également contribuer au suivi et aux appels de veille auprès des personnes vulnérables isolées de la commune.
C’est le cas à Alfortville depuis 2022, solution pour laquelle la commune a été lauréate de l'Appel à candidatures AdaptaVille 2026, désormais référencée sur une fiche dédiée :
Miser sur la récupération des eaux pluviales face aux sécheresses
Des récupérateurs d’eau de pluie Faltazi pour diminuer la pression sur l’eau potable
La raréfaction de la ressource en eau impose de trouver des alternatives à l'eau potable pour les usages non-alimentaires. L'entreprise Faltazi propose des solutions pour collecter les eaux pluviales en vue de leur réutilisation.
C’est le cas par exemple àNoyal-Châtillon-sur-Seiche, une commune d'Ille-et-Vilaine qui a installé un sanitaire sec Sanisphère complété par un récupérateur d’eau de pluie Rosiluv. Les toilettes fonctionnent sans eau pour leur usage principal mais en nécessite un faible apport pour leur entretien, permis par le récupérateur sans raccordement au réseau. La commune est justement touchée actuellement par la sécheresse et passée depuis le 26 juin en vigilance eau.
Faltazi a également installé sur un immeuble francilienson récupérateur d’eau de pluie Reënstok, particulièrement adaptée à la ville dense grâce à sa forme plate et modulaire qui s'installe contre les façades.
Vertuo vous ouvre les portes de son centre R&D à Bobigny
D’ici la fin du siècle, la France pourrait connaître des températures atteignant 50°C, et déjà, l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU) aggrave les épisodes caniculaires en ville. Face à ce constat, se pose la question de la survie du végétal urbain et du maintien de son pouvoir rafraîchissant.
Le centre R&D de l’entreprise Vertuo à Bobigny simule les conditions climatiques extrêmes de la fin du siècle pour démontrer la robustesse de ses solutions de végétalisation autonomes en eau.Installé sur un sol bétonné et exposé aux vents et aux fortes chaleurs, le site simule les régimes de précipitations de villes comme Malaga ou Marseille sur une végétation francilienne.
L’objectif est de démontrer comment leur technologie peut assurer un développement végétal durable sans arrosage constant. L’utilisation de dispositifs de stockage et de redistribution des eaux pluviales constitue en effet un levier potentiel pour l’adaptation de la végétalisation urbaine face aux épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse.
Toulouse inaugure le quartier Saouzelong avec des solutions de gestion des
eaux pluviales Permavoid
Toulouse Métropole est fortement
impactée par les vagues de chaleur estivales et les îlots de chaleur urbains.
Pour lutter contre ces phénomènes, elle concentre depuis plusieurs années ses
efforts sur la création et la rénovation de cœurs de quartier où se conjuguent
végétalisation, gestion des eaux pluviales, biodiversité et fraîcheur.
C’est le cas dans le cœur de
quartier Saouzelong, autrefois très minéral et transformé aujourd’hui en un
espace paysager intégrant notamment des solutions de gestion des eaux pluviales
de l’entreprise Permavoid.Une grande partie des revêtements
imperméables (enrobés) a été supprimée. Le projet intègre la solution Permavoid
de structure réservoir sur deux volets pour gérer les eaux pluviales :
Sur la dalle de métro, les eaux de ruissellement et
de drainage sont collectées, stockées et restituées par remontée
capillaire, afin d’irriguer les aménagements paysagers situés au-dessus du
système.
Sur une voie piétonne, les eaux pluviales
s’infiltrent à la source via un revêtement à joints perméables et le
système Permavoid, afin d’alimenter les fosses d’arbres.
L’objectif de ce nouvel
aménagement est d’atténuer les risques d’inondation en limitant les rejets, et de
végétaliser afin d’apporter de la fraîcheur et favoriser le retour de la
biodiversité en milieu urbain.
Comprendre le pouvoir rafraîchissant de la végétation : participez au prochain Colloque de l’ADIVET !
Le 8 octobre 2026, l'ADIVET organise une journée d'expertise à l'ESTP Cachan dédiée à la végétalisation de l'îlot bâti comme levier de rafraîchissement urbain. Un rendez-vous pour décrypter les mécanismes scientifiques et les conditions d'efficacité des solutions vertes.
Avec l'intensification des épisodes caniculaires, la lutte contre les îlots de chaleur urbains (ICU) est devenue une priorité de santé publique. L'ADIVET, association qui met en avant la végétalisation du bâti, propose une immersion dans cette thématique à travers son troisième colloque national.
Au programme
Quels rôles la végétalisation du bâti peut-elle jouer? A quelles conditions, dans quelles limites ? Quelles sont les perspectives d’avenir ? Une journée de présentations et d’échanges pour détailler la thématique : définitions, explications scientifiques, conditions pour une efficacité avérée, dispositifs d’accompagnement, retours d’expérience et état de l’art de la recherche seront au menu de cette rencontre.
L’entreprise ESTHI a équipé le site emblématique du Palm Beach à Cannes de solutions anti-inondations discrètes, pour protéger le bâtiment aux risques de submersion marine, tout en respectant l’architecture haut de gamme du site. L’aménagement combine :
Des barrières Flo-Lift H automatiques et passives : en cas d'inondation, la pression de l'eau fait monter la barrière automatiquement, sans intervention humaine ni électricité. Une fois l'alerte passée, elle redescend dans son caisson, préservant l'esthétique du site.
Des batardeaux démontables Flo-Dem 50 en aluminium. Les glissières restent à demeure pour une mise en place rapide et sont intégrées dans la menuiserie pour un maximum de discrétion. Rapides à mettre en œuvre, les batardeaux permettent de condamner hermétiquement les ouvertures sensibles en prévision d'un événement climatique majeur.
Chaque semestre, AdaptaVille vous partage les actualités des porteurs de solutions référencés sur la plateforme ! Nouvel aménagement, événement, publication... Restez informés des déploiements de l'adaptation au changement climatique. Et pour ne rien louper, abonnez-vous à notre newsletter !